Maisons à échanger
ANNE-MARIE : "AU TON DES ÉCHANGES, ON SENT SI ÇA VA MARCHER"
"On y pensait depuis longtemps. On y vient d'abord pour l'aspect financier. Il faut dire qu'on a pu
passer 3 semaines à Hawaï pour le seul prix des billets d'avion.
Au début, c'est vrai, ça fait drôle de
savoir que des gens vivent chez nous. La première fois, j'ai pris des renseignements sur internet sur les
gens chez qui nous allions. La femme est artiste, j'ai trouvé un site lui étant
consacré. Quant à son mari, j'ai trouvé des articles de presse évoquant son engagement dans la lutte
contre la vente libre des armes. J'y suis sensible, alors ça m'a rassurée. Mais par la suite, je ne l'ai
plus fait. Il faut beaucoup échanger de courriels et se téléphoner. Au ton des échanges, on sent si ça
va marcher. On n'a jamais été déçus.
Il faut aimer les relations humaines. Il y a des
personnes à qui ça sourit pas du tout ce genre de concept, mais c'est fascinant de voir à quel point
on peut bien s'entendre avec toutes sortes de gens.
Finalement, c'est formidable de s'apercevoir
qu'il y a des gens bien partout sur la Terre. On est accueillis par la
famille, on trouve des petits cadeaux de bienvenue. A Porto, la maman de la famille qui nous
hébergeait a gardé nos enfants. A Hawaï, nos hôtes nous ont proposé
une deuxième voiture, décapotable, au bout de quelques jours, une fois que la confiance
s'est établie. Un jour en rentrant chez nous, on s'est aperçus que le mari de la famille qui était
chez nous avait réparé les poignées de portes qui étaient tremblantes.
A chaque fois qu'il y a de la
casse, le principe est de remplacer ou dédommager. Ça fonctionne. Tout ça redonne
confiance dans l'humanité et permet d'oublier les mauvaises nouvelles du monde."


